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Comme il est… Mais !!!
Quand les cris de son âme couchés sur le papier,
Mettaient son cœur à nu, sans pudeur voilée,
Elle s’abreuvait du charme dont elle avait rêvé
Quémandait la vertu qu’elle voulait à jamais…
Mais.
Quand ses mains maculées d’une lourde besogne,
Abandonnaient l’outil qui les avait marquées,
Elle savait les aimer, les soigner sans vergogne,
Et jeter dans l’oubli leur aspect craquelé…
Mais.
Quand de longues nuits blanches altéraient son repos,
Minées par les soucis qu’il allait ressasser,
Elle portait l’avalanche, accompagnait ses maux,
Prétextant l’insomnie qui chez elle est innée…
Mais.
Lorsque sur son épaule elle venait se poser,
Ignorant la sueur qui l’avait maculée,
Elle l’aimait dans ce rôle du poète ouvrier,
Lui jurait que jamais elle ne le changerait…
Mais.
Et puis un jour enfin cessa la cécité,
Dont l’amour un matin venait de l’affubler,
Elle n’eut alors de cesse que de le façonner,
A l’image traîtresse… celle d’un étranger.
©Stéphane Borrell Sabam 2007
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