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Le jour où je dois tout quitter pour mon dernier voyage,
Dans mon journal intime, dernière ligne, tout en bas de la page,
Je signerai de mon sang pour laisser l’empreinte de mon image,
Et ainsi clôturer toute l’histoire de ma vie et de son mélange,
Le bonheur, la peine, tous sentiments réunis pendant mon passage
Dés mon enfance en Espagne, jusqu'à l’heureux jour de mon mariage.
« Tu ne me verras plus mon amour, mais je serais près de toi, »
Plus fidèle que ton ombre je te suivrais pas à pas,
Par tous tes petits chemins et compris les plus étroits
Je serais présente même dans ton bureau
Je serais l’encre de ta plume, la bille de ton stylo.
Je serais, dans le jardin en me tenant à ton bras,
Au milieu de ces fleurs que tu arroseras et couperas
Je te les offrirais pour te prouver que je t’aime toujours autant,
Je te soulagerais de tes douleurs chaque fois que tu auras mal,
A la pluie je me mêlerais et au soleil qui te chauffera,
Par ce que je serais jalouse de tout ce qui te touchera,
Du vent qui caressera ton visage, que ta chevelure décoiffera,
De l’eau des jours pluvieux, que ton beau visage mouillera,
Du soleil brûlant, qu’avec ces rayons ta peau brunira,
Et même de la lune que par ta vitre la nuit te regardera.
Je serais logée dans ton esprit la nuit de tes cauchemars,
Je m’allongerais tout près de toi délicatement
Je me mêlerais à tes rêves pour éviter tes tourments.
Te murmurant à l’oreille des mots doux au goût du miel
Te disant amoureusement que j’ai continue à t’aimer,
Sur la terre comme dans ce nouveau monde je n’ai pas su t’oublier,
« Que la distance qui nous sépare n’a fait que le renforcer »
Que je t’attendrais pour pouvoir à nouveau me marier,
Je réclamerais deux anges qui nous serviront de témoins
Et notre Dieu tout puissant remplacera Monsieur le curé.
Paquita Rocchia le 25-5-98
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