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Refoulée dans le tréfonds de mon être
La gangrène sévit et me dépouille
Du crépuscule à l’aurore mon âme erre
Jusqu’à ne plus savoir ce qui y fourmille
Mon enfant, ma chair
Mon doux miroir si cruel
Pourrais-je jamais t’adorer
Sans l’angoisse que je n’y survive
Ma chair, ta damnation
Que n’aurais-je dû prévoir
Noyée dans les effluves de la passion
Déjà oubliées mais gravées dans ton sang
Demain, demain sera t il moins laid ?
Me survivras tu assez pour rire de notre gangrène.
Femme j’étais, mère je suis devenu
Et avec, le virus en héritage
Pour toi.
Mon enfant , mon trésor
Verrais-je un jour une colombe
Pour te voler .
Son nid serait ton bonheur
Car c’est mon mal-amour
C’est mon amnésie
Mon infortune
Qui m’achève et te détruit.
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