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« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! »
Le Vénérable
Des parfums d’horizons
Laisse le vent caresser tes cheveux,
Il a bien le droit, d’en être amoureux.
Il est passé le temps des enfants sages,
Sur le sable blanc, aux parfums d’horizons,
Laissant sur le quai, mes frasques polissons.
En ton corps, je m’en vais en un merveilleux voyage.
Petite fille, ferme les yeux,
Le ciel n’a jamais été aussi bleu.
Sur un nuage de tendresse,
Tu flottes en amour paresse,
Bercée par des baisers,
Aux saveurs oubliées.
Et soudain, tu t’en vas en douces émotions,
Roulant sur ta peau, en d’étranges révolutions.
Tes mains perdues en écriture,
Dessinent un plaisir,
Aux ailes fragiles d’un désir,
D’un cri, comme une déchirure,
Comme une victoire,
S’évadant, enfin, dans le soir.
Ton silence rieur,
Déroute mes frayeurs.
Tu m’entraînes dans un corps à corps,
Ou s’épuisent mes derniers doutes.
Mes rimes auraient- elles tort ?
Ne devraient elles pas se taire ?
Je n’ai plus de mots inventés pour te plaire.
En cet instant, je plaide coupable,
Et me sais redevable.
Je ferme les yeux, comme pour mieux enfermer,
En mon cœur amoureux,
Ces moments délicieux,
Ou, pareil au vent, j’ai pu, enfin t’aimer !
Vincent
( Tableau de Valérie Le Goff )
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