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Quand le soleil se lève dans des soupirs de femme,
à peine éveillée, tendre, il me caresse déjà.
Sur ma peau, sa douce chaleur s'étale comme une flamme
à travers les plaines, à travers les monts, et là,
je quitte les miasmes du sommeil et je m'élance
hors de lui, hors du lit, tu es ma préférence.
Qu'arrive le jour subtil, dans de grands épanchements,
joyeux, tout volète, volage, tout s'arrête si sage,
et la nature se découvre peu à peu, montrant
ses formes sous ses nues à son bel entourage.
Devant ces beautés, je reste de marbre, et danse
hors d'elle, hors de cette belle, tu es ma préférence.
La science se dresse dans le sillage des connaissances:
énorme batisse de pierre, qui m'appelle en son ventre
me faire découvrir ces papillons qui livrent rances
ces fromages antiques comme innovation. Je rentre.
Je ressors vite, le savoir plonge dans l'errance,
hors d'elle, hors de cette selle, tu es ma préférence.
Je rencontre des hommes sur le chemin d'une vie,
amateur de chair et de vin, ces descendants
de Pan, à force d'ivresse et de fausses poësies
espèrent et se desespèrent d'être mes amants.
Je virevolte et j'exquive leurs exigences,
hors d'eux, hors de ces cieux, tu es ma préférence.
Je pars et je suis seule quand la nuit arrive tard,
sollitude que j'anime en mon âme avec toi.
Toi qui n'est pas parfait, toi dont j'accuse les tares
mais dont l'amour que j'ai embellit en un roi.
Je reste et j'admire ce qui est mon importance :
hors des rondes, hors du monde, tu es ma préférence.
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