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Deux choses participent de la connaissance : le silence tranquille et l'intériorité.
Bouddha
Les yeux noyés.
Il y a, dans le bruit de la vie,
Entre deux amours finis,
Des solitudes assourdissantes, mais sécrètes,
Aux goûts améres d’une étrange défaite.
Des larmes océanes, mais invisibles,
Cernées de rires imbéciles.
Des jours comme des nuits, interminables,
Aux rêves insaisissables.
Tout parait si fragile,
Ici ou là-bas immobile,
Comme une existence que l'on cache,
Comme un avenir que l'on efface !
Les yeux noyés en la souffrance,
La vie en transparence.
Quelques mots dérisoires,
Usent leurs voyelles sur un trottoir.
Les uns pissent leur haine,
Sur les murs des bourgeois,
D’autres leurs misères, ils la traînent,
La tendresse aux abois.
Au-delà de tous ces regards,
Qu’importe si les trains partent en retard !
Qu’importe les sentiments,
La pluie aux visages des enfants.
Le temps a ce privilège
De meurtrir la moindre note de solfège.
Au-delà de ces existences,
Prisonnières involontaires de leurs innocences,
Chacun, ici bas, cherche à être l’autre,
Non pas, dans la communion du saint apôtre,
Mais, dans l’ignoble quête d’un pouvoir,
Pervers et illusoire.
J’aimerai tant rencontrer une étoile,
Me nourrir de son éternité.
Parler à la douceur d’un voile,
Et rougir de cette intimité.
J’aimerai être la poussière
D'un chemin de Montagne,
Flirter d’avec la rivière,
Puis en douce et légère compagne,
Rejoindre le vent,
L’espace d’un printemps.
J’aimerai inviter le silence,
A dessiner l’infini,
A guérir l’indifférence,
Pour revivre l’innocence.
Vincent
( Regard Peul de Fabienne ARIETTI)
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