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On ne meurt pas de se casser la figure. On ne meurt pas d'humiliation. On meurt d'un coup de couteau dans le dos.
Jacques BREL
L’autre rive.
Je regarde la folie, et me mets l’aimer.
Sachant qu’avec elle, je serai satisfait.
Elle m’emmène dans un monde,
Où les sapins sont bleus,
Ou, à chaque seconde,
On ne tombe pas amoureux.
Sur des rails roulent des rêves,
Si lentement, que l’on peut en attraper un,
L’émotion est trop brève !
Ne la lâche pas, tu en serais chagrin.
C’est parce qu’il n’y a aucune raison,
Qu’existent les passions !
Elles sont là, improbables,
Comme chantées par d’autres voix
Mais tellement désirables,
Que l’on ne peut qu’affronter la loi.
Je vous parle de cela, mais doute que vous compreniez !
Combien d’entres vous, même pris, ont nié ?
Les mots ne sont qu’un pont,
Et beaucoup, encore sur l’autre rive,
Entre songes et prisons,
Se demandent, pourquoi ne pas partir à la dérive ?
Le hasard nous mène au bord d’une romance,
Aveuglé par l’espoir, d’une si belle extase,
Un regard suffit, pour tomber en démence.
On oublie la sagesse des anciennes phrases,
Gravées sur les marches du temps,
Pour n’être qu’un pantin,
Dans les mains du destin,
Une triste folie riant dans le vent
Je ne vous parle pas, seulement d’amour,
Mais, de vos réalités, qui embrument vos jours.
Ces petites choses,
Qui à vos rêves s’interposent.
J avais des copains,
Comme les cinq doigts de la main,
Des adresses, plein un carnet
Ou je pouvais finir mes nuits.
Le matin, même pas raser,
C’était jamais, jour de pluie.
L’argent, l’amitié, le pouvoir,
Ne marchent jamais sur le même trottoir.
Je regarde la folie, et me mets l’aimer.
Sachant qu’avec elle, je serai satisfait.
Elle m’emmène dans son univers,
Loin, très loin, de tous ces faussaires !
Vincent
( Tableau : La sagesse et la folie )
http://www.mespoemes.net/vs591/
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