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Une femme
J'ai l'honneur de t'avoir connue étrange femme
Tu ne ressemblais point aux femmes des maris
Ton destin t'a causé toutes les avaries
Des jours qui t'habillaient de leurs sombres dilemmes
Ton sort était méchant, ta chance des plus fermes
Brûlant le dernier sou, mais sans aucun un pari
Sur le futur peureux, ta joie jamais tarie
Tu fuyais le souci dont le coeur se referme
Ta mère t'as laissée malgré sa volonté
Tu ne l'avais revue qu'après trente cinq piges
Je t'adorais fière rengorgée de bonté
Gamine, bergère, le mariage t'oblige
Divorcée puis lachée mère dans la nature...
Si ta vie était prison, ta mort n'est pas clôture
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