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Je me souviens
Quand, semblable à une lune
mouillant tout le firmament
d'un ciel brumeux et sec,
Tu me drapais sous ton sourire
Sincère, tendre, et large
Quand le chat miaulait
Sur le toit de la maison
La peur m'imprégnait totalement
Ta main sur mon front
Ta voix frémissante
Invoquant le nom de Jésus
Quand sur le chaud du midi
Nié sous le teint vorace
Du matin désaxé
Le gouffre t'inondait
Et que ta morale de mère
Gardait encore son point fixe
La chaleur antillaise que me réservaient
Tes paumes pleurantes et fières
Quand, revenant de l'école
Et que la table ne paraissait
Si tendre, si attrayante
Les larmes de tes yeux
Le blanc de tes dents
Tes tresses cajoleuses
Tes paupières ... O déesse !
Ton souffle nourrisseur
Les mots que tu me chuchotais
Suavement au cours de la nuit
Me rappelant le lot que le futur
Réserve à tout écolier assidu
Bonjour Manman
Frantz Le beau
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