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« Le présent est un chemin pavé des douleurs du passé » !
Le Vénérable.
Mon vieux sac.
J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
Des genoux écorchés,
Des fleurs séchées
Un voyage au long court,
Et quelques mots d’amour.
La vie modelait nos destinées,
Entre deux baisers volés.
Nos rêves s’enflammaient,
A chaque mot partagé.
Nous allions de rires en gourmandises.
Ebahis, de l’abeille volant à sa guise,
Dessinant avec grâce, les arabesques de sa liberté.
Hilares, d’une pomme tombée, de sur la tête du jardinier.
Tout était prétexte,
A une explication de texte.
Les rimes s’inventaient.
Là où, pour un court moment encore,
Le désir, pudiquement, se taisait,
A l’abri, au plus secret de nos corps.
L’amour cherchait son chemin,
Entre craintes et découvertes,
Comme la rosée du matin,
Caresse l’herbe verte.
J’ai mis dans un vieux sac,
Quelques souvenirs en vrac,
La chaleur d’un feu de bois,
Une première fois,
Un sourire peureux,
Et de l’eau dans tes yeux.
Des années qui suivirent,
J’en efface la trace.
Qui a t il de pire,
Que de céder la place ?
Je ne cherche nullement à vous narrer le banal,
Comme une page blanche sur carnet de bal.
Mais, la souffrance est intime,
Comme elle peut être un crime !
Des images restent au plus profond du cœur,
Prisonnières volontaires de nos peurs.
L’acier, le passé, ont cette même sensation glacée,
Et cette grille, que je dois cadenasser,
C’est un peu de ma douleur, que je vais laisser !
Pour partir avec mon vieux sac,
Et quelques souvenirs en vrac !
Vincent
( Suite du poème " La Grande Maison" )
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
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