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Spirale des jours
Au fond de moi, comme une vague chaude, mousse
Mon rêve indéfini de vivre quièt sans peur.
Mais des courants brusques surgissent tels des pleurs
Inondant mon âme quand son désir repousse.
Lors, je prie la chance qui, dans mon ciel, s'envole.
Est-ce le hasard qui satisfait nos voeux?
Certes c'est le travail qui nous nourrit un peu.
Mais où sont nos songes? mon sommeil, je cajole!
De son paradoxe, le fol argent malmène
Toute vie le fuyant. Quel pouvoir d'un vrai dieu!
Tous ses croyants s'aiment à renier leurs Cieux!
Mais comme j'ai mon dieu, sur sa voie je me mène!
L'amour, ma religion, m'envoûte pour jamais!
Douce offrande, mon coeur sera sans résistance,
Cet adepte éternel sans prière en instance!
Je serai pour la vie, le coeur d'un bien aimé.
Rare fleur, le bonheur m'ébahit de couleurs.
Je m'en enivre tant, son parfum m'émerveille!
Et je le quête à vie, son absence m'éveille.
Ô bonheur, ô clément, caresse ma douleur!
Quand le spleen me surprend, j'affronte ses épées.
Sa noirceur se blanchit de mon espoir qui pense.
Toujours je médite, fuis sa froideur intense!
Vers mon fond je migre, conquérant pour la paix!
Je hais le marasme dont le coeur déjà mort,
Tout seul sans le savoir, tel celui d'un cadavre!
J'aime être bon vivant hors naufrage macabre.
J'espère ce demain blanc caché dans mon sort!
Taj
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