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Moi qui ai toujours cherché à développer ma propre identité
Privilégiant ce que je pensais être mon véritable " moi "
Enfoui dans les profondeurs de mon subconscient en doux émoi
Minuscule maillon dans la chaîne de l'immencité de l'éternité.
Malgrè tous mes efforts pour me délivrer de cette image
Je dois avouer que ceux-ci ne sont guère concluants
Que de vouloir changer , être l'autre je n'en aurai pas le temps
Ces vieux souvenirs qui remontent, faisant souffler mes vents de rage
Chaque matin je continue d'avoir cette conscience aiguê
Il n'y a qu'une seule personne au monde à pouvoir s'appeller " moi "
Et qu'elle ne vit qu'ici et maintenant, génétique et adéquat
Chaque jour mon être et mon non être font que ma vie continue.
C'est pourquoi j'éprouve ces besoins de m'appesantir
Sur ce que j'ai ressenti, là-haut, entre mes nuages de rêve
Qui me font être un autre, m'offrant la douceur caline d'une trève
ET chaque matin, après la démesure de la nuit,je dois me subir.
S'il fallait, que sans l'écrire, j'accepte mon destin
Moi ce primate, monstrueusement conscient de sa personne
Aurais-je pour autant la paix à l'âme, sans que je déraisonne
J'ai atteint les mots trop tard, la fin humaine me tend la main.
J'aimerais ne connaître que des moments désinvoltes
Ne plus refaire continuellement ce pas en arrière
Pouvoir muter dans une autre génération, une autre sphère
Où les impossibles deviennent probabilité sans révolte.
J'aimerais pouvoir me dire je vais vivre plusieurs fois
Pouvoir affirmer dans des centaines d'années " moi " j'étais là
Que ce n'est pas la première fois que je vois la lumière du jour
Que de la glaise du sol, putréfié ,je renais , je ressors d'amour.
Qu'il est bon au réveil de ces réfléxions nocturnes
Sentir ces doux frissons vous caresser tout le corps
Et se dire que ce rêve on veut le faire toujours et encore
En y mettant du piment en le voulant un peu plus taciturne.
Oracle de mes rêves où je me sens naïf comme un Adam
Caressant l'idée familière d'un passé ou d'un futur mythique
J'attaque mes journées sereinement, sans crainte ni critique
Sachant que mes réfléxions de nuit m'apportent du bon temps
Rêver n'est ce pas quelque chose de fascinant
Sans cesse et sans cesse et toujours aussi passionant
Qu'il est doux de se rêver,sans bousculade, sans injure
Vivre ses rêves à l'infini sans aucune blessure
16 AVRIL 2007 d'un seul jet sans réfléchir
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