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La mendiante
Je te vois d'un pas lourd te traîner lentement
Ton visage, fardeau, bien ridé de séquelles
Dans tes bras, tu blotis ton petit, sans ailes
Quel destin malheureux, ton temps gris inclément
Ton bébé, bel ange, sourire charmant
Dans ses yeux, j'aperçois la douceur des prunelles
Mais tes jours ont bien froid arpentant les venelles
D'où viens-tu? Misère, se mire ton état alarmant
Rêves-tu d'un amour comme ces belles femmes?
Penses-tu au parfum, au jasmin, qui caresse
Doucement la douleur d'un bon coeur qui s'enflamme?
Ton bambin ne sait rien du sort dur qui te blesse
Isolée du monde, tu t'oublies dans l'errance
C'est l'erreur humaine qui crache l'indécence!
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