|

Le vieux
Visage bien barbu, que blancheur sur teint vif,
Yeux profonds, fond d'un temps qui cache des merveilles!
Ô sage! que dis-tu de ta vie, tes batailles?
Que vois-tu dans mes pas lourds sous leur sort craintif?
Ta marche m'évoque l'homme quiét bien pensif.
Silence d'un fleuve, ta bouche m'émerveille,
Aucun mot de tes maux! En toi la vie s'éveille!
Donc je fuis l'illusion d'un rêveur si plaintif!
Tu me vois errer tôt, ma griffe tout fragile.
D'un regard de ton coeur, je perçois mon Erreur!
Mires-tu que je suis simple fou sans asile?
Hurle fort! Que taise mon âme la rumeur!
- Cours encor mon enfant! Chéris-toi tout d'abord
Puis rêve la douceur de deux coeurs en accords!
Taj
|