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La bougie
Ô bougie, ta flamme chancelle,
Ta larme cristalline fond
Sur ta joue à longueur de temps...
Mon destin ton sort me rappelle.
Ô bougie serais-je semblable
Bougeoir où ton âme de nuit,
Ôtant au chagrin son ennui,
Se brûle sans m'être palpable!
Que sais-je bien de mon chemin?
Rien! Sauf que je suis la naissance
De ce matin déjà absence!
Mon feu est ce jour incertain.
Mon corps court tel cheval de course.
Mais point de ligne d'arrivée
Ni distance, que sa corvée!
N'oublie que j'aime la grande Ourse!
Toujours gai l'univers m'envoûte.
Pour lui la Beauté s'accroupit
Rien n'est plus somptueux que lui!
Je m'y mire pour voir ma route.
Ô ma bougie tu te consumes...
As-tu connu le feu d'amour?
Sa larme est chaude pour toujours!
Son sort comme le tien s'assume.
Belle fut la nuit, où tu vis,
Intime, douce, chatoyante
J'aime ta nuit très éclairante...
Ô bougie, mon coeur tu ravis!
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