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Ce n’est pas rien sais-tu
Ce frisson simple de l’air
A peine à peine autour de nous
Ce frémissement d’ailes
Au pire plumes
Quel en était au juste l’oiseau
Ce n’est pas rien sais-tu
Cette caresse crue d’un grand soleil de mars
Ces tout premiers bourgeons qui font offrandes
Et le pistil des heures qui nous poussent à vivre
Ce n’est pas rien
Ce clignement des paupières de l’aube
Qui nous donne le jour
C’est faire bien des histoires
Que s’accouder solitaire sur les balcons de l’âme
Le temps d’une photo
La vie ne prend jamais la pose
14 mars 07
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