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Si je pouvais atteindre
L’aube enfin
Sans plus jamais penser
Que j’en étais indigne
Du bout des doigts frôler
L’aile de libellule
De l’envie d’être heureux
Ne plus avoir peur
De moi
Peur de me perdre dans les méandres
Que j’invente en moi
Honte-labyrinthe
Si je pouvais affronter le vide en
Lâchant
Rien qu’une fois
Mais une fois pour toutes
Cette corde de craintes et de crédulité que j’ai tressée
Alors peut-être
Je te rencontrerais
16 octobre 06
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