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Je voulais que jamais ne se taise ta voix
Et que tes bras jamais ne s’en aillent de moi
Je voulais de l’amour à demeure
Un printemps par moments qui n’en finisse rien
Branche du cerisier toujours blanche à souhait
Et fleur du mois de mai l’éternité muguet
Au lieu de quoi je vis un claudiquant présent
J’ai même dénoué
Le collier de tes bras
Pourquoi ma vie pourquoi
Vas-tu chercher le pire
Au plein cœur du bonheur
Pourquoi ma vie pourquoi
Dévides-tu mes jours en vain
Comme on pousse du pied la pierre du chemin
Sans un regard un soupir sans même un souhait
Je suis un paradoxe
A moi seul à présent
Mais que sait le lierre
En poussant jusqu’où
Le conduira son mur
14 – 15 septembre 2006
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