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D'abord, on avance d'un pas, avec prudence,
Un vent léger se déplace, en un doux silence,
Et les sens submergés, par des flots parfumés,
On s'élance, lentement, attirés, aspirés...
Une orée, à l'image d'un parvis désert,
Que l'Homme n'a jamais vu, sans corrompre l'air,
Imaginez des voûtes, immenses de finesse,
Elevées à force d'Amour, à la Déesse.
Il est un vert océan, berçé d'émeraudes,
D'une brise fraîche, frôlant les écorces chaudes,
Textures, cicatrices du temps et peaux de pierres,
Effleurent de beauté les fragiles paupières.
Et à la beauté des belles heures d'errance,
L'essentiel de nos âmes caresse la transe,
Les sens saturés de couleurs, odeurs, bonheurs,
On s'immerge, blotis au sein divin de chaleur.
Une nef, des vitraux, un autel de fougères,
Où l'Homme ne prit plus depuis des millénaires,
Préfèrant à la Reine-Femme originelle,
Prophètes et disciples, reniant le doux charnel.
Il est un vert océan, ouvert aux prières,
Qu'en de messes basses, je murmure à notre Mère,
Où l'Homme reprend sa place à l'animalité,
Une cathedrale vegetale,
Qu'il n'aurait jamais dû quitter.
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