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Ce soir, l'envie irrépressible de jouer des mots, se fait, une fois de plus, trop forte. Alors sans savoir où je vais, je libère les torrents, me laisse porter par le courant des lettres qui s'accumulent en moi... Aussi, laissez-vous allez à la lecture, comme je me noit d'encre et d'écriture. Quelques minutes, au plaisir de poser une langue à la surface d'un papier, au plaisir d'user du verbe comme on le fait des baisers, car ici, il n'est qu'est question que de cela...
L'Amour et les caresses,
Des mots aux feuilles de tendresse,
Une histoire de fous, qui n'a de cesse,
D'hanter l'âme, jusqu'à l'allégresse.
A l'approche de Nuit, les mains tremblantes, l'esprit ennivré, je n'ai pas d'autres choix. Ecrire, car sans plus de force pour resister, je n'ai que ce besoin, l'expression de l'instant, l'émotion de la seconde... L'image d'une fraction de temps. Mes pinceaux sont desséchés, les dernières peintures abandonnées... Alors quoi de plus simple, qu'un bout de papier, une vieille plume usée d'avoir trop pleuré? Vous estimerez que j'écris pour ne rien dire, dans un accès de futilité. Mais n'est-ce pas là, la plus simple des errances, la clé des portes de l'oubli de soi, comme un abandon, pur, un retour aux sources? Ecrire, écrire, écrire... Sans retenue. Car ici, il n'est question que de cela...
Un Amour au crépuscule des Ombres,
Qui domine toutes pensées aux décombres,
Une histoire de fou, jadis animé de pénombre,
Qui n'a pour epilogue, que la fin du sombre.
Ce soir, l'envie se fait plus forte que les paupières ensommeillées, et à la lueur d'une lampe orangée, les mots posés se sont fait tourbillons de pensées, noyés dans une mer de rêves agitée. Aussi, voyez-vous, à l'heure des cieux anthracites, mon coeur s'est mit à vibrer d'un besoin primitif, celui de partager et de laisser, la trace d'une folie... Quelques lignes, vraiment pour ne rien dire, à part peut-être, que j'avais envie d'écrire...
Un Amour à la nuit tombée,
Pour une langue trop souvent blessée,
Et Ô combien maltraitée,
Trop souvent écorchée, ignorée et délaissée...
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