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Nous, qui naissons dans une culture
Nous qui n'en sortons qu'à notre mort
Nous avons le chic, nous sommes humains!
Trop souvent nous oublions que nous sommes des invités sur terre
Que des invités, dans ces escales que l'on nomme siècles.
Nous y entrons oui, et nous en sortons aussi!
Mon premier a conquis la préhistoire, et oui!
Ses petits dès l'antiquité gagnèrent le Moyen-Age
Les fils de leurs fils virent la renaissance et aussi le siècle des lumières!
Mais toujours humbles en parfaite humilité
Une nouvelle descendance connut le rococo puis le Romantisme
Rencontrant, cotoyant, subissant, supportant,
Pestes , guerres, misères ,tueries, mais pas le mépris.
De sexe à ventre porteur arrive le siècle des horreurs!
Le vingtième celui du mal des Hitler et de Staline
Jusqu'à ce nouveau, cette époque trop moderne
Et je m'y retrouve là, dans mes grandes logorrhées
Affirmant que je ne suis pas radicalement différent
De mes lointains aîeux humains
Qui durant des siècles peuplèrent ces lieux.
Corrigez-moi si je me trompe, qu'est ce qui a changé?
A part les universités et cette soif de savoir, d'apprendre
Apprendre oui, parce que l'on ne transmet plus
Et je le dis sans aucune forme de perfidie
Moi, homme, humain, trop personnel
Et tant pis pour ma lignée et leurs petits
C'est leur vie, c'est leur histoire et ses problèmes.
Ils fairont comme moi, un passage, un apparat!
Connaîtront d'autre siècles, mais toujours, du moins
Par transmission sexuelle, cette contamination
Qui fait que l'homme, l'humain est beau.
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