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Lèvres pincées, regard oblique
Paupières fermées sur ses yeux sombres
C'est la dernière image que tu me donnes
Avant que l'on ne scelle le lourd couvercle de bois.
Le bonheur est fragile , il se brise comme du cristal
Et l'homme qui s'endort laisse les pleurs
Qui s'éffaceront ou pas avec le temps.
Une génération qui se meurt et ça nous peine
Une autre qui se créé, mots d'Amour chuchotés.
Moi, homme humain je vois défiler mon àge
Goûtant aux joies d'étre grand -père!
Debout, appuyé sur le parapet du pont
Où je laisse tranquillement s'écouler mes jours.
Mais je pense souvent à ma fin, sous terre , englouti!
Homme humain , moi je le suis, mais imprégné de sagesse
Arrière-arrière-arrière petit fils de genre humain.
Ma descendance sera t'elle " façonnée " à mon image?
Est-il possible d'imaginer que dans trois siècles
Naisse et vive un homme qui soit mon portrait conforme?
La poudre de mes os en pleine renaissance.
J'ai senti un gros frisson me parcourir le corps
Quant il y a quatre jours sur lui
S'est refermée la terre mouillée de mes sanglots
Cette tragédie n'est pas que mienne loin s'en faut
Elle se répète et fait pleurer depuis que l'homme
Cet humain inventa les sentiments.
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