|

Je t'ai rêvé si belle et si désirable
Que là, vois-tu, je m'en sens misérable.
Je t'ai souhaité grande et blonde
Le bleu de tes yeux mon univers inonde.
Je t'écrirai les mots que la bouche ne dit pas
Une vague de désir sur ta peau, éclaboussera
Je me sens si faible en absence de toi
Et j'ai si peur que tu te lasses de moi.
Moi qui n'ai pas l'habitude des mots bleus
Je me laisse prendre à mon propre jeu.
Il m'est si facile d'écrire les misères du monde
Mais bien plus dur d'entrer dans les jolies rondes.
Tu es devenue mon fantasme majeur
Lorsque de la main, ton sein j'éffleure
Montent en moi ces ondes de pure chaleur
Où simplement ce doux et merveilleux bonheur.
Pour chevaucher ton corps, je livrerai bataille
Me battrai encore pour tes gestes canailles.
Je t'aimerai plus haut que les soleils de juillet
Tu ravives mes sens comme frimas de janvier.
Comme un adolescent, j'essaierai de t'aimer
Aux battements de ton coeur, je répondrai.
J'expliquerai aux hommes ce que sont tes soupirs
Cherchant toujours et encore ton plaisir assouvir.
Je me sens de nouveau redevenu le grand
Dans le creux de tes bras la vie est enchantement
La beauté de tes rondeurs a réveillée mon diable
Nos étreintes fougueuses, ton sourire adorable.
On tresse tous les deux un nouveau bonheur
Qui nous prouvera que sont finies ces tiédeurs
Ces années de doute où le sexe s'oublie
A chacun sa place, dos tourné dans le lit.
Pour la troisième fois tu m'attires en toi
Merveilleux instants, mais le réveil sonna!
Le plus joli des rêves venait de s'achever
Laissant ces arrière goùts d'inachevé.
Rêves étranges qui épousent ma cinquantaine
Les songes bleus, ceux qui voient monter ma peine
Ne dit-on pas qu'il est très doux de rêver?
Une drôle de question, qui me laisse ébêté.
|