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L'Atlantide est partout
Elle rêve, peut être, au centre d’une plaine
Submergée, où se dresse, intact, inaltéré,
Protégé par les eaux de la mer souveraine
L’ orgueil perdu des colonnes et des palais.
Des statues d’orichalque et des glaives d’airain
Sont peut être cachés au creux de ses pavages,
Près des canaux privés du miroir dont le tain,
Au temps de leurs beaux jours, reflétait les nuages.
Elle est, peut être aussi, poussière basaltique
Emportée par le vent dans l’abîme marin,
Impalpable restant d'une cité antique
Pulvérisée par l'explosion d'un Santorin !
Mais l’ Atlantide de mon rêve c’est la trace,
Trés simple, sans orgueil, d’un homme de jadis :
Trois marches dans le roc, quelques dalles en place,
Seuil de cabane ou bien la margelle d’un puits.
Mon Atlantide à moi, fragile, fraternelle
Je te cherche partout où s’enfonça, frondeur,
Bravant les interdits de la mer éternelle,
Notre ancêtre lointain, Glaukos, le Vieux Plongeur !
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