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Présence.
Au plus tendre de l’asile
Lové entre cœur et âme,
Il a élu domicile
Investi mon corps de femme.
Dans les vapeurs de la douche
Son sourire se profile,
Et lorsqu’il atteint ma bouche
Il me fait baisser les cils.
Son souffle unit à la brise
Qui soulève mes cheveux,
Et là où des mèches frisent
Son baiser m’effleure un peu.
Mon pinceau frôle la toile
En sa charnelle caresse,
Simule nos corps sans voile
Unis dans la même ivresse.
Sa présence est si tangible
Qu’elle accompagne mes jours,
Donne à mes espoirs fragiles
La joie d’un ultime amour.
Anita
Eros et la Muse
dessin aux pastels
d'Anita
Mai 2007
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