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Le piano orphelin
C’est l’automne qui frappe les carreaux
Ce sont vos mains endormies et absentes
Elles ne joueront plus avec moi, pauvre piano !
De ces jours, de ces nuit je crains l’attente
Tu savais me faire chanter avec les saisons
Et du solfège, je respirais
Avec Brahms et les autres à l’unisson
Tes mains toutes entières me prenaient
Solitaire au milieu du salon
Comme les ombres aimantes
Loin de ce qui fut ta passion
Loin de tes mains qui venaient impatientes
Combien de printemps, d’automne silencieux
Pour qu’enfin résonnent mes corde endormies
Où d’autre mains, sur moi, comme un jeu
Y viendront faire leur lit
Après toi peut-être
Des caresses, mon clavier
Des larmes mon maître
Je me serai éloigné.
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