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Doux murmure vague soupir
La tristesse annonce un réveil des plus charmant,
Le bonheur dans son extase rajeunie
Annonce parfois le plus douteux des chants,
Dans nos amours, nos destins maudits.
Il est des soirs où les poètes pris de langueur
Aux soupirs d’une plume éprise d’allégresse,
Se taisent dans leur froide lueur,
Et leurs cerveaux sombrent dans la douce ivresse.
Doux murmure, vague soupir étrange
Que celui qui m’étreint sans loi,
Eternelle et subtile louange
Languissante à ton endroit.
Je vois tes yeux d’ange, un horizon,
Où l’accessible n’est poins farouche,
Des vents déposant à l’unisson
Des baisers fleurdelisés sur ta bouche.
Dans mes artères coule le passé,
Ma douce éternité, ciel clair.
Regarde, je ne suis plus pressé,
Dans tes yeux une ancre s’ affaire.
Elle retient mes douces rumeurs,
S’ accroche à tout mon être,
A mon âme qu’elle effleure
D’une aimable fenêtre.
Elle s’enlise d’une étreinte rêveuse
Au fond d’un abysse amoureux
Q’infiniment elle creuse,
Pour deux êtres, nous deux.
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