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Les mains vides, le coeur vide
Plus rien à opposer au désespoir
Inexorablement mon temps s'écoule
L'homme , ce moi, s'en retrouve vieilli
Et la perception du vide me saisit.
Je n'ai rien de bien motivant pour le combler
les mains vides devant mon temps qui se vide
Les croyants, eux, brandissent un Dieu
Moi, athée, je fais ce que je peux.
Le militant donne son dévouement aux hommes
C'est pas mon truc, j'en fais l'aveu
L'amant, lui, partage son amour entre les deux
Tromper l'aimante, je trouve cela odieux
Alors mes amour sont peuplés de vide
Vide est mon érotisme, ce plus banal des arts
L'art érotique, je le prends comme un narcotique
Ou un stupéfiant,générateur de jolis rêves
Une marche forcenée dans tous mes déserts.
Je n'ai plus rien à brandir même pas un métier
Mains vides, coeur vide, corps vide!
Désséché ce fleuve qui irriguait mon être
Déjà bien entamée ma cinquantaine
Bien pire sera la soixantaine
A moins qu'il y ait un jour une remontée de sève?
Mais ma vie ,inéxorablement, s'emplit de vide
Tout devient absurbe, les ef"forts,sans raison, se vident
Arriveront les désillusions qui apporteront le dernier vide
C'est la vie ,elle même, qui s'écoule, glisse et s' enfuit
Sans se faire mesurer, ne laissant que des vides
Au bout d'années peuplées de gros ennuis.
L'évanouissement du temps n'a plus de frénésie
Ces vides qui m'horripilent, à chaque instant de ma vie
Texte infécond du mot plaisir, à quoi bon ma foi;
Ces perceptions du vide,perforent mon moral.
Patrick
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=rimailleur
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