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Combat douteux
Je ne suis pas marin, je n'aime pas la houle
Excepté quand, après avoir brisé sur le récif,
Elle vient s'épuiser dans les herbes marines,
Et mourir à la plage.
Plus que la masse d'eau où rien ne se devine
C'est le contact vivant des terres et des mers,
Matrice magnifique où la Forme s'affine,
Que je voudrais chanter.
J'aime les fortifications brunes en dents de peigne
Que poussent vers la mer les récifs de coraux,
Et les chenaux étroits et surplombants qui drainent
Le retour bleu de l'eau.
Et j'aime, méconnues, les broussailles salines
Et robustes, d'un air si absurdement corallien,
Du maquis littoral qui s'accroche et s'incline
Dans le souffle éolien.
Frontières qui se guettent, et souvent se poursuivent,
Indécises, dans un face à face ambigu...
Et les millénaires se suivent
Sans vainqueur ni vaincu !
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