|

La mort en ce tombant
Nous n'irons plus au bois..., le tombant où j'aimais
Nager dans les buissons des gorgones violettes,
N'est plus qu'un cimetière triste désormais
Ou pourrissent, blafards, d'innombrables squelettes !
L'automne était si beau ! Le tombant se perdait
Tout bleu dans la mer bleue, jusqu'aux dunes profondes.
Les mérous et les sars glissaient dans la clarté
D'une eau tiède et limpide, et la beauté du monde
Eclatait à nos yeux dans un rêve éveillé !
Où se cachait la mort ?, comment en un seul jour
Pouvait elle, soudain, détruire la splendeur
De ce monde d'azur et de tendre beauté ?
Quel poison criminel ?, quelle chaleur lethale ?
Quel courant vénéneux ?, quel virus voyageur ?
Ont ils pu ravager ce tombant enchanteur,
Ces buissons épanouis de branches animales ?
Nous n'irons plus au bois..., reverrai je jamais,
De mes yeux, refleurir ce tombant ou j'aimais
Nager dans les buissons des gorgones violettes ?
P.S. Ce poème a été écrit après la mortalité de l'été 1999, depuis,
heureusement, les choses se sont améliorées et le tombant est redevenu beau
|