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Vivre au fond de sa vie, comme un robot , programmé
Ne plus savoir aimer par des gestes, subtils
Ne plus offrir que des silences ou des mots trop fragiles
Un vague lueur grise, plombe mes sens iradiés.
Je suis là, loin de vous, abandonné, amer
A maudire toutes les croyances des illusions perdues
Sans rêver même un peu,car je ne me le permets plus
Mes horizons s'enlisent, fataliste j'ai beau faire.
Je me sens balloté, noyé, à ne plus savoir faire face
Parce que cette vie moderne, n'est que boutique d'accéssoires
Que l'éxaspération ne choque plus, ou qu'il se fait tard
Ne plus savoir se désengluer de cette morosité tenace.
Les horizons nouveaux ne sont plus que jeux virtuels
Les gens ne veulent plus penser, et encore moins agir
Apprendre et Décider, de ces deux verbes, que vas-tu retenir
Toi qui n'as pas connu les joies des veillées de chandelles.
Ne plus vouloir traverser la vie, en mille éclats de rêves
Se boucher les oreilles aux belles paroles qui raisonnent
Ne plus se faire écho des promesses qui assomment
Ne plus savoir se lever après ces nuits blanches de fièvre.
Loin des tornades sulfureuses d'une trop douce jeunesse
Trop de ces années nébuleuse aux arrière -goûts funestes
Trop de rancunes qui s'amoncent et qui jamais ne s'affaissent
L'horloge de mon temps se coince et voilà mes faiblesses.
Vivre au fond de sa vie, comme une épave, englouti
Vagues de solitude qui se creusent formant un océan
Piteux restes de pensée, souffle aride et désertifiant
Mes paroles se meurent dans les échos des vides de ma vie.
Toi qui me tend les bras sans que je puisse atteindre
Je n'écris plus ces mots doux que je ne sais plus lire
Toutes ces faussetés prouvées, juste pour vous séduire
Au fond de trop d'absences , je n'ai plus qu'à m'éteindre.
Vivre au fond de sa vie sans demander de trève
De permission de sortir, ou juste un répi
Vivre au fond de sa vie à en oublier les charmes
Et le pire de tout sans en verser une larme.
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