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Pour toi la vie
Après quelques saisons qui me parlent encore,
Je sais m’enivrer de quelques parfums,
De la clarté du jour appelant l’aurore,
De la nuit profonde au clair matin.
Je vais encore, le cœur vaillant,
Avec toi, délicieuse clarté,
Ton chant est celui du vent
Qui vient joyeux m’emporter.
Les pieds sur terre et impatient,
Je lève les yeux au ciel radieux
Et conjure aux étoiles, au firmament
De m’enivrer encore des jours joyeux.
Mon corps laborieux et pharmaceutique
Encombré de quelques inconvenances,
Plus tard, dans des soirées sympathiques,
Me permettra t il une dernière danse ?
La mer, le ciel, la terre et moi,
Dans ce long et doux voyage
Où tout vit, où tout meurt des millions de fois,
Et demain je sais mais je reste sage.
Tu m’as pris dans tes voiles
Comme l’oiseau des mers poussé par le vent,
Et quand sont venus les jours pâles
Tu m’as porté comme un enfant.
Sais tu que je t’aime, pourtant,
Quand les ombres courbées sont défaites
Et que tu viens dans un sourire prudent
Au jour triste privé de fête.
Tu as éclairé mon visage au premier jour
Et refermé mon berceau sans bruit,
Et si j’ai crié c’est d’amour
Pour toi la vie.
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