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(Première partie)
A ce moment où semble mieux régner la jouissance plutôt que le bonheur, la crétinisation, comme disait Dali, de beaucoup plus qu’il n’en faut, je risque un pas, prétentieux anonyme, en grand farceur je me surprend, grave et sérieux, à offrir quelques mots pour qui veut les entendre.
Beaucoup ont témoigné de la souffrance, de l’horreur en bien des circonstances, de l’impitoyable correction que la vie peut infliger, parfois, et des extrémités ténébreuses de l’humanité.
Le lecteur me pardonnera-t-il de ne pas me ronger les ongles en regardant Hitchcock ? De ne pas être malheureux, alors que j’ai pu l’être, et même durement. Mais ne vous trompez pas, ce n’est guère de moi que je veux parler mais plutôt de vous, frères humains en naufrages ou en partages, qui m’émerveillaient, me scandalisaient parfois, et des fois vous puez plus que l’odeur est forte. Je sais cela, et je sais savoir ne pas être le seul, bien loin s’en faut. C’est pourquoi l’esprit d’équipe est aussi une vertu de l’humanité. Et puis tant pis si je parle de moi, aussi, c’est de toute façon aussi la même histoire.
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Ami approche-toi si tu connais ce mot, si tu sais aux valeurs le profit qu’il se fait, des conditions humaines et des conditions tristes, des choses qui ressemblent et à d‘autres pas trop, le choix de tes pensées qui construisent tes jours. Ou tu en sors vainqueur, ou tu en sors perdu.
Mais tu restes responsable de ton cinéma. C’est dur ? C’est la vie !
Alors, quoi donc, lecteur confortablement installé dans ton meilleur fauteuil ? Et toi qui donc es-tu qui met l’œil sur mes mots ? Dois-je me méfier, ou puis-je avoir confiance ?
C’est le même bateau, qui promène nos chances, et s’il prend trop fort l’eau nous coulons tous pareils. Mais il y a d’autres options, et il y a des enfants, qui regardent nos grilles et voient les singes en nous.
De toute chose peut sortir le meilleur ou le pire, je crois, et parce que je le crois j’aime la vie, et parce que j’aime la vie j’aime où je souffre.
Il y a des privilèges qui s’acquièrent chèrement, et bien très souvent les autres sont factices. L’inspiration et l’expiration, tout cela que nous partageons. Bon, c’est admis, il y en a de vraiment pas beaux parce qu’ils le veulent, de vraiment méchants lorsqu’ils sont bornés, des idées pas très dignes d’un peuple évolué, mais enfin, il y en a de sincères aussi, il y en a de lucides aussi, tout ce qui fait l’histoire qu’on offre aux enfants, dont ils feront, d’eux-mêmes, l’usage en leurs moyens.
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La Valette 82
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