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Le graveur

le lundi 21 mai 2007, à 16:57. Posté par Jacques


Il promena ses yeux sur la mer sur les champs,
Il caressa des mains le squelette des arbres,
Puis le vent, le ruisseau, l’éprirent en leurs chants
Et graver il voulut la fuite dans le marbre.

Tout entrait, croyait-il, au cœur de ses pensers ;
Le filtre de ses sens lui offrait la présence.
Il suffirait du signe, en multiples essais,
Pour réduire à zéro l’horizon de l’absence.

Il inventa le temps, distribuant les âges,
Et crut l’événement plier à son récit,
Afin que la mémoire assigne les passages.

L’infini l’effrayant, il déclara le nombre !
Et son roman l’enferme en registres précis
Pour fixer la lumière au plus profond de l’ombre.

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Joane le mardi 22 mai 2007, à 02:00
Je l'aime beaucoup ce graveur...il laisse des traces de beauté...

Dago Laborel le mardi 05 juin 2007, à 14:54
un sonnet, celui là, c'est la gravure même, d'une pure rigueur

Christ le mercredi 06 juin 2007, à 20:44
Pas mal pour un vieux beau ;o)

Miguel le mercredi 13 juin 2007, à 17:35
Bill

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