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Favelas et jangadas
Cette première odeur de Tropiques
La première nuit sur le port;
La coupée du dernier transatlantique,
Les porteurs hailloneux sur le quai anonyme
Pourriture, chaleur et mort !
Mais le matin bâtit une image nouvelle :
Eaux grises et larges canaux,
Digue étrange sur l'avant port,
Plages où s'enroulait une houle trop verte,
Hôtels d'un luxe idiot !
Et puis des gens aussi, une langue nouvelle
Qui chantait l'amour et la désespérance
De vies dépenaillées sous la chemise ouverte
Et une faim trop digne.
Et les mangroves se remplissant de bicoques
Bidonvilles, favelas
Où pointait le ventre trop rond d'un enfant.
Mais, sur la mer, volaient les jangadas,
Si belles
Dans le soleil levant !
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