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Mon oeil roule, glisse, coule, piqué par les rosiers et les cailloux tranchants. Se perd dans la foule de fous ignorants de la quête divine, qui m'épauleras dans mon combats démoniaque. Allégorie stridente, effrayante, hurlante, bouilloires intenable qui boue devant moi et m'étouffent de leurs vapeurs. Fervents brûlants de crispations étonnante incontrôlés. De syntaxes aliénantes qu'ils prônent et adorent.
La prunelle de ces orbites sans yeux, trou béant, trou flagrant, couloir sombre de cette folie. Il ne faut rien retenir, cascade d'absurdité, contagion d'une larme tranchante, suintante.
Mais pas de larmes, que le liquide visqueux qui s'écoule de la déchirure d'un lambeau de chair, illusion courbé, laideur sans âme, roue édenté qui suinte, coule, se déverse et s'assèche. Sur le rail incertain et sans fin, il s'est trompé de gare, l'oeil s'arrête, catatonique. Dilatation effervescente, puis revient dans son orbite, tiré par le nerf frêle, optique constructive. Un éclaireur parmi tant d'autres.
Mais d'où me vient ce son chaleureux ? Mélodie vibrante, roucoulante. Une onde se dessine, et borde l'espace. Cet espace vomit par les entrailles du nul part. Vague qui ondule, sinusoïde hypnotisante. Mon oeil de borgne dévisage cette ondulation intrusive. Onde qui berce, apaise, la méfiance s'installe, alarmé par l'autre oeil, l'estropié. Vague d'oubli, vague sans soucis, vague étrangère presque somnifère. Vincent n'entend pas, sa seule oreille n'écoute pas. Une voix s'en écarte qui se pourrait familière. La foule d'au loin, divague mais sans entrain, aux sereins palliatifs, cette voix ne leur correspond pas. Mais qui est l'auteur de ce dialecte perdu ?
Je sens comme une intuition, à l'odeur déroutante que ces paroles égarés ne sont pas laissées au hasard. Une odeur presque palpable, de mes mains écorchés d'avoir autant gratté la surface de la vérité.
C'est l'appel de mon âme, qui hurle, qui s'exclame, me préviens du danger, et se plains de ses maux habités.
Tout mes sens en éveil, pour une protection sans pareil, pour que je soit fixé sur toute la vérité.
Tout mes sens en émoi, tout mes sens abîmés, par ces mondes écorchés qui me blessent mais qui ne peuvent rien me cacher.
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