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Aux branches du vent
Accroché aux branches du vent,
C’est ton cœur qui s’envole
Et se joue de mes tourments,
De ce jour qui se désole.
Tourbillonnent les feuilles mortes,
Dans mon âme s’est couché l’automne,
Et je crains qu’il n’en sorte
Au lever d’un soleil monotone.
Comment te haïr, mon désespoir,
Toi qui fus plus q’un jardin
Quand, d’une lune, le soir
Venait te donner tous les parfums.
Tes lèvres en étaient imprégnées.
Dans tes cheveux le vent musardait,
Il semblait te caresser
Là où mon regard se perdait.
C’est l’automne dans mon cœur,
Mon Dieu que les jours son amers,
Que mes nuits te pleurent
Dans tout mon corps en hiver.
Tes yeux n’ont point versé de larmes,
Ils n’ont point abreuvé ce qui te reste,
Vole, vole ton âme
Sur tes larmes muettes.
O ma douce au cœur cruel,
Il ne me reste q’un billet d’airain,
Et mon pauvre cerveau qui chancelle,
Qui se console entre mes mains.
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