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D’où viens tu ?
D’où viens tu, créature de mes rêves insensés ?
Viens tu d’un long fleuve bourbeux ?
Viens tu d’un enfer affamé,
Quand dans mes yeux règne le fabuleux.
Le sein à peine découvert, appâtant l’ombre,
Les jambes à demi ouvertes et patientes
Avec au bout de ses doigts un plaisir qui sombre,
Fermant les yeux d’une indolente.
Ton corps habite de fameux soupirs
Que tes lèvres parfois ne savent cacher,
Et tes remords, quand de la douleur, tu expires
Viendront sur ton front se pencher
D’où viens tu pour ainsi me tourmenter
Que j’en oublie la noirceur du temps,
Ce qu’il a déjà emporté,
Comme mon cœur d’enfant
J’ai vu le miroir raviver ton corps
Quand, solitaire, aux portes du mugissement,
Avant que tu ne sois prise d’affreux remords,
Rougir de tes lèvres gorgées de sang.
D’où viens tu, fille de mes désirs,
Quand mon cerveau entrevoit le ciel
Que plus rien ne respire
D’où viens tu, aimante infidèle ?.
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