|

Un mot, un texte
Un texte, puis un cahier qui se remplit
Vole, entre le lignes, au grè des humeurs.
L'inspiration qui va et vient
Qui s'en va et qui revient.
Des jours avec ou des années sans
Des mots que l'on cherche aux phrases que l'on trouve
Des envies de mots bleus qui se ternissent
Aux songes des matins brumeux.
Rêver d'une île si loin, que l'on ira jamais.
Un mot qui devient une phrase
Qui résonne tel un soir d'automne
Où le vent siffle au ciel tourmenté
Maltraîtant la cîme des arbres
Qu'en tombent de douleur
Les dernières feuilles
Noircies de plaintes et de craintes
S'empillent mes cahiers qui toujours
Divaguent...
Un texte qui rejoint la multitude
De lui-même, parce que mes fleurs littéraires
N'ont jamais fleuries
Parce que ainsi s'est façonné mon cerveau
Parce que tout est programmé, pensé, inspiré
Avant même la sortie vaginale.
Un contexte tant régional que familial
Fait de l'homme le plus doué du règne animal
Mais à trop frôler les berges du danger
N'irons-nous pas tous nous y précipiter?
Un mot pour exprimer mes maux
Une phrase pour exprimer mes rages
Un texte qui n'a rien de très sage
Un cahier, par dizaines, au fil des années.
Tant de stylos ont rendu l'âme
A vouloir s'épancher sur mon àme
C'est mon jeu de la vérité
Que l'on n'arrive pas à dire.
C'est le choix d'une vie aux désirs incompris.
Lorsque l'on ne sait pas ce que l'on veut
Peut-on vraiment éxiger mieux?
Des bruits de guerre sans images assassinent
Des souhaits de voyage sans agence de tourisme.
Des Amériques aux vraies démocraties
Des conquètes sans bombes
N'est ce pas pur délire?
C'est si simple à dire Paix, ou Pax ou Peace
Entre tous ces mondes de ces règnes humano-bestial
Un mot, une phrase, un texte
Que de vague à l'âme des crépuscules
De la morbide pensée du sage
Qui ne le fut jamais
Un mot,
Une phrase
Un texte, qui se veut ainsi achevé.
Un message peut-être y est caché!
En me relisant qui sait?
|