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la nuit, je fais mes poémes,avec l'esprit des autres poétes
Qui dorment ou sont disparus.......
Lui aussi il peint des aubes tristes,dans lesquelles je m'y retrouve
Poison de la brume insomniaque de ces soirs, guillotine.
Romantique, il s'invente des voyages où je savoure l'échec à l'avance
Comme un lieu immobile où seraient cloués ses et mes maléfices.
Le sang me monte à la tête comme le mauvais vin le fit jadis
Le sang lui chancelle à l'aorte, de son roulis de poisson triste.
Le vent rieur de l'improviste, me prend les rêves à la gorge
Lui, comme ligoté, n'osant ou ne pouvant sortir de moi ou de lui
Contexte pervers proche de la réalité.......
Ce vent, qui promène son souffle dans mon oxygène
Sans lequel il s'étouffe, et ma cage thoraxique s'emplit
D'une panoplie de symboles, rouillés par une vie d'offences.
Il note ses lâchetés, n'osant les dire, plutôt que ses courages
Mais avec une totale sincèrité........
Qui a permis de le et de me juger, malgrè notre style de pantin
Que ce soit moi, les jours où ma tête se sent bien
Où que ce soit lui, les nuits où ses fixations paralysantes
Prennent le pas sur mon sommeil...........
Mes temps sont durs, moi le poète anxieux, qui déballe
Son bagage culturel, pérénité curieuse ou folie moderne.
30 mai 2007, comme il y a 20 ans, dans la brume
De nos petits matins tristes, ou de bonté sans clarté
Idées dérobées à lui, comme il lui arrive de piller les miennes.
Je suis mortel et il aime..........
Il est anxieux, naufragé, mais sa communication m'est indispensable
Il est moi et je suis lui, nous sommes un tout mais
Ne sommes rien car personne ne m'écoute et nul ne le lit.
Nos textes, pourtant disséqués, peuvent être commentés
Tant de franchise sans brutalité.........
Pas de vulgarité rien que de la douce provocation.
Moi et lui, je suis au centre de mes doutes
Notre abus de pensées parfois me cangrène, car je ne sais pas
Employer ces mots simples, comme ces poétes
Que l'on édite...........
Il a beau éssayer de toutes ses humeurs de sensibilité
J'aurais pu être l'autre ou le tout, beau en vers et en simplicité
Mais ma beauté a fait nauffrage depuis ma tendre jeunesse.
Je sais dévier le sens de certains mots
Mesurer tourments et vertiges, mais il n'y a rien à faire
Partout plane et souffle l'inutile du désespoir
Revêtu parfois de ses habits, ou parfois des miens.
Je suis IL et il est MOI
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