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D’abord la Terre?
Moi aussi, j’ai révè de voyage lunaire
De villages sur Mars, de forêts sur Vénus.
C’est vrai, c’était marrant, et même salutaire
Car qui ne sait rêver n’est qu’un pauvre minus.
Et puis j’ai arpenté quelques coins de la Terre,
Vu des forêts brûlées, vu des coraux fourbus.
J’ai vu le monde fou, j’ai vu passer la guerre
Et l‘argent des nantis pousser sous les obus.
Alors je ne sais plus... pourtant encor j’espère
Que l’Homme, enfin cessant de péter bien plus haut
Que son vil postèrieur, fera le nécessaire
Pour que nos petit-fils aient un monde prospère
Sans aller cochonner des astres virginaux
Et que la main de l’Homme, enfin, soit Terre-à-Terre!
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