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Pourquoi, je m'éxtasie devant ces rires d'enfant?
Emotivement mon coeur chavire et mes yeux débordent
Je reste si fragile que la moindre émotion me saborde
Mon courage me trahit, dissocié de mes souvenirs d'avant.
Pourquoi, sans me lasser j'écoute les assauts du vent, chanter?
Ces soirs cafardeux des interrogations sans nom et sans espoir
Ces nuits sans lune d'horizon vide où ne règne que le néant noir
Quand je me perds dans mes réfléxions, au point de ne plus rêver.
Pourquoi les gens ne tendent plus l'oreille pour écouter mes mots?
Ceux qui s'éffacent sous les torrents de pluie, aveugle et borgne
Que s'en oublient les rhymes, balayées, fracassées sans vergogne
Quand je ne m'entends plus et ne fais plus vraiment ce qu'il faut!.
Pourquoi au bout de chacun de mes chemins se trouve l'obstacle?
Comme pour m'interdire d'éssayer d'aller plus loin de l'avant
Des voix me crient, sans cesse, de partout et toutes en même temps
Ne me parlant qu'à moi seul, obstinément comme jadis l'oracle.
Pourquoi dois-je connaître la faillite à chacune de mes investigations?
Comme si le moindre geste accompli était connu, par avance
Causant ainsi ma ruine, sans tenir compte du facteur chance
Au bord d'un profond gouffre, seule, s'afflige et s'abîme ma raison
Pourquoi l'étre que je suis, sans relâche, se juge et se condamne?
Ne cherchant pas l'excuse, tend la joue sans esquiver les coups
Sans autre réconfort, se disant c'est ainsi, un point c'est tout
N'épargnant pas son corps, c'est peu dire , dans quel état est son âme!
Pourquoi?
Oui pourquoi, les mêmes interrogations?
écrit sans me relire le 1er Juin 2007
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