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Le Temps passe
Le Temps passe... il est vrai, et mon corps est bien lent,
Mais mon rêve descend toujours sur le mouillage,
Glissant du vert au bleu à l'aplomb du tombant,
Constellé du saphir des jeunes Castagnoles !
Il se mêle par jeu, dans les herbes marines,
A la ronde entêtée des Saupes et des Sars,
Jouant avec le Poulpe et caressant la Seiche
Sous l'oeil énervé des Girelles !
Il se brûle toujours aux couleurs de la voûte
De la grotte où fleurit le corail, ébloui
Quand la pyrotechnie des Gorgones violettes
S'embrase au déclic de la lampe !
Sans souci de l'azote, au mépris des paliers,
Il veut nager sans fin, heureux, émerveillé,
Oeil ouvert sur le monde infini du tombant !
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