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Sur le petit chemin
C’est un petit vallon sali par les ferrailles
De carcasses rouillées
Mais où l’on voit soudain, rouges, dans les broussailles
Les arbouses briller.
Puis un chemin montant doucement vers la crète,
Où marchaient les âniers
Qui portaient pas à pas aux moulins de Ceyreste
Les fruits des oliviers.
Chemin bordé de pauvres murs de pierres sèches
Si bien appareillées,
Lavées des pluies d’hiver et brulées des flammèches
D’innombrables étés.
Pierres longtemps muries aux racines des vignes
Ou aux chaumes des blés
Et que de père en fils, on entassa en lignes
Pour pouvoir cultiver...
Ces pierres enchassées dans le mur de la route
M'appellent tour à tour
Et chuchotent pour moi, dès que je les écoute
Avec un peu d’amour
Des contes très anciens, où les vagues s’élancent
A l’assaut de récifs depuis longtemps détruits
Et où des coraux morts s’effondrent en silence
Sombrant dans le sommeil des mondes évanouis..
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