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ENFANT DU HASARD
Le passé ne m’appartient plus,
L’ai ficelé d’injures
D’un ruban aux sentiments nus,
L’ai jeté en pâture
Au dégoût des voix usées,
A l’anarchie des mots, étouffant
Les affres de mon âme, condamnée
Aux tourments vomissant.
Le temps fait sa besogne,
Il refleurit parfois dans mes songes,
Et le bien, il me le rogne
Et le mal, il ne l’éponge.
Le passé est mon hiver atroce,
Comme une mort en sursis
Qui me souriait, à moi, pauvre gosse,
Dans son sombre habit.
Le hasard a eu sa proie,
J’étais un enfant du hasard,
Pas un enfant roi,
Je respirais dans les couloirs .
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