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Siestes de vacances
Je revois, les yeux clos, les rayons de lumière
Dans ma chambre d’enfant à travers les volets;
Siestes d’après midi sans fermer les paupières,
Repos qu’on m’imposait par les chauds jours d’été.
Sur le mur de la chambre un trou dans le volet
Projetait à l’envers les ombres dérisoires
Des parents au jardin, des passants, des palmiers
J’étais le photographe dans la chambre noire.
Dehors c’était l’été, la chanson des cigales
Vibrait, me promettant mille bonheurs prochains
Promenades et jeux, balades littorales,
Plaisirs tant attendus de la plage et du bain.
Et devant moi, la vie immense et délectable
Et pleine d’ aventures à l’infini m’offrait
Des survols de montagnes et de déserts de sable
Ou des mers très lointaines où, sans fin, je voguais...
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