|
Le marqueur noir du temps est indélébile
Il se fige sur les traits comme une tache d’encre
Et figé sur les miens, un trait d’encre de chine
Forme les mots si noirs de ta soudaine absence
La nappe porte encore la trace de ton verre
Et les taches qu’au fil du temps tu lui as faite
Encore, elles rejaillissent, si insolentes, si nettes
Comme tu avais renversé ce vin hier
Ton odeur est toujours imprégnée dans mes draps
Comme une vieille rengaine, douloureux souvenir
Un cauchemar si doux du mal qu’il me fera
Tu ne peux pas savoir comme il me fait souffrir
Je vois encore tes yeux derrière la vitre humide
Quand je rentre le soir… Et je ne trouve qu’un vide
A l’endroit où tes fesses ont usé le sofa
A l’endroit où tu te tenais toujours contre moi
Mon lit est si grand, tout d’un coup, et tellement désert
Que faire d’un tel espace si on ne peut y mettre
La fille que l’on aime, celle qui y était hier
Celle que je rêve de voir réapparaître..
Sans toi le monde est nu, le ciel est toujours gris
Les couleurs de la vie sont parties avec toi
Rends moi mon cœur, mon âme, reviens, rends moi ma vie
Je saurais être tout ce que tu es pour moi.
|