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Vous êtes partie comme un mardi
Ah ! que c’est bête je ne me rappelle plus
De vos lèvres infidèles
De vos épaules nues
Qui dansaient dans les ruelles.
Vous êtes partie comme un mardi,
Un dimanche trop fatigué,
Et vos yeux entre bleu et gris
Sans pitié s’en sont allé.
Je n’ai plus remonté la pendule
Qui rythmait l’éphémère,
Notre couche n’est plus q’un crépuscule
S’offrant au désert.
Je n’ai plus fermé la porte
Qui se souvient
Des années mortes,
Nourrissant mon chagrin.
Dans les squares qui se souviennent
Des amants, de leurs regards amusés,
Je ne vois plus que le vent qui entraîne
Les feuilles morte comme nos baisers.
Quand viendra le soir,
Qu’il descendra sur les collines,
Il enfoncera sans le vouloir,
Dans mon cœur, comme une épine.
Mais au moins je ne vous verrai jamais mourir
Moi qui vous ai aimé infiniment,
Vous avez bien fait de partir
Car ma tristesse n’est que celle d’un amant.
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