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Hélas si j'avais su,quand vous me nourrissiez
De vos idées joyeuses,que vous ne seriez plus
Un jour ou un moment,qu'un tas de cendres grises,
Qu'un oiseau noir planait au dessus de vos têtes !
J'aurais pu vous tromper à force de légendes,
Sur un tapis volant vous aurais promenées...
Nous voilà toujours plus en société marchande,
Et vous voilà tombant,sans doute assassinées ...
Hélas si j'avais su,mes belles illusions
Que vous ne seriez plus qu'un amas de ferraille
Tout pelé,tout rouillé,en plan sur le gazon,
Je vous aurais toujours bercées vaille que vaille...
Mais vous voilà sans vie,et moi de vous pleurer...
Il me faut préparer un bel enterrement ;
Pour peu que le jour baisse et que le vent soit frais,
Le coeur plein de tristesse,j'irai vous enterrer.
Peu de monde suivra ce cortège sinistre
Quelques amis peut-être pour me réconforter
De voir périr,hélas,les idées altruistes,
Nos pas seront pesants,nos âmes déchirées.
De rouge et de noir,bien sûr,nous vêtirons nos coeurs
Nous chanterons sans joie quelque chanson gaillarde
En refaisant le monde d'un petit air frondeur,
Et dédierons nos verres à ce qui nous poignarde.
Adieu,mes illusions,il y a tout à refaire
Mais un jour vous verrez,on se retrouvera
Pour un monde plus beau,pour l'amour et la Terre.
Ce jour-là,vous verrez,vous verrez,ce jour-là.....
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