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« LA VAGUE »
La vague allait, venait, tout là-bas sur la plage,
Avec une torpeur propre à vous endormir.
Puis le vent la poussant elle vint à gémir,
Frôlant chaque rocher, s’accrochant au rivage.
Redoublant son chahut elle devint furie
Entraînant dans son flot tout ce qu’elle trouvait :
Algues, branches, débris, tout elle soulevait
Sans peine, sans effort, mais quelle diablerie!
Puis le ciel devint gris alors gronda l’orage
Le tumulte grandit, les badauds avaient fuit
Plus d’éclat dans l’azur, soudain survint la nuit
Vers cinq heures du soir, mon Dieu quel décalage !
Comme il était venu le vent se mit en berne,
La fureur s’arrêta tellement brusquement;
Impossible à saisir ce bref agissement,
Mais à quoi bon chercher : la nature gouverne.
© Caly (2007)
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